Historique-saint-thuriau

Histoire et patrimoine de la commune

SAINT-THURIAU (SANT-TURIAV en breton !)

Les nouveaux arrivants à Saint-Thuriau s’accordent unanimement à dire que la commune dégage une impression très positive. Ils la trouvent jolie, accueillante et propice à la convivialité. Le centre bourg, rénové et réaménagé dans l’esprit de celui du début du XXe siècle, surprend souvent par son charme.

L’église occupe le centre d’un triangle parfait dont le sommet est marqué par le sapin de la Liberté, planté en mémoire des 37 Thurialais tombés durant la Première Guerre mondiale. Au cœur de la place se dresse le monument aux morts, érigé en 1924, en hommage aux victimes de toutes les guerres. De part et d’autre se trouvent la mairie et le restaurant scolaire, anciennement salle de théâtre construite en 1932 par les paroissiens.

Situation géographique et économique

Saint-Thuriau est une paisible commune rurale du Centre Bretagne, située dans le département du Morbihan, au sud de Pontivy. Cette dernière, ancienne sous-préfecture et fief des vicomtes de Rohan, a porté le nom de Napoléonville au début du XIXe siècle. Pontivy conserve aujourd’hui encore son château médiéval, son centre historique et ses quartiers napoléoniens.

Positionnée à la croisée des axes majeurs Pontivy-Vannes et Pontivy-Lorient (bientôt entièrement à quatre voies), Saint-Thuriau est idéalement située au centre de l’axe Triskell. Elle se trouve également à égale distance de la Manche et de l’océan Atlantique.

Avec une superficie de 2148 hectares et une population d’environ 2000 habitants — les Thurialais — la commune a connu une croissance démographique notable ces dernières années, portée par la proximité du bassin d’emploi Pontivy-Loudéac. Des zones d’activités artisanales et industrielles, en limite de commune vers Pontivy, ont généré de nombreux emplois.

Jusqu’à la Révolution, Saint-Thuriau était une trève de la grande paroisse de Noyal-Pontivy. Ce n’est que le 1er août 1839 que Louis-Philippe, roi des Français, officialise la création de la commune par arrêté, en fixant ses limites territoriales. Peu d’éléments subsistent sur l’histoire plus ancienne de cette trève, dont le passé reste étroitement lié à celui de Noyal-Pontivy.

Aucun vestige celtique ou romain n’a été découvert à ce jour, bien que certaines parcelles soient considérées comme potentiellement archéologiquement sensibles. Les Bretons occupent néanmoins ce territoire depuis le VIe siècle. L’histoire locale a été largement documentée par Charles Floquet dans un ouvrage consacré à la commune.

Parmi les éléments patrimoniaux remarquables, on trouve plusieurs maisons anciennes — comme celle du CCAS datant de 1670, située face à l’église — mais aussi deux joyaux : l’église paroissiale, au centre du bourg, avec sa voûte lambrissée peinte retraçant la vie de Saint Thuriau, évêque de Dol-de-Bretagne et saint patron de la paroisse. Cette ancienne chapelle du XVIIe siècle, agrandie au XIXe, a été entièrement restaurée, mettant en valeur ses retables, sa chaire à prêcher et ses vitraux.

Autre édifice d’intérêt : la chapelle du Gohazé, en bordure du Blavet canalisé, classée monument historique. Elle ouvre ses portes chaque été dans le cadre du festival L’Art dans les Chapelles.

Saint-Thuriau est, au dire de ses habitants, un lieu où il fait bon vivre. C’est une commune dynamique, riche de plus de 20 associations actives, d’une offre d’activités variée, et d’une population jeune… à deux pas de Pontivy.